Créé début 2015 sous l’impulsion de Samuel Gallet, écrivain et metteur en scène et de Pierre Morice, comédien, le collectif ESKANDAR rassemble régulièrement dramaturges, acteurs, musiciens, artistes français et étrangers, autour du projet de constitution d’une ville imaginaire nommée Eskandar.

Sillonner les villes et les pays, s’inspirer des enjeux et des problématiques rencontrées, créer des passerelles entre des mondes le plus souvent étanches, proposer d’autres géographies et d’autres histoires que celles qui participent au désespoir ambiant, interroger les rêves qui nous animent ou les rêves qui nous manquent, comment la poésie dramatique et le théâtre peuvent-ils venir avec les armes qui sont les leurs, questionner et remettre en jeu les représentations parfois figées que nous portons sur notre époque ?

Dans ce nouveau monde en train d’apparaître, complexe et inquiétant, la ville d’Eskandar exprimera cette modernité que nous habitons, le rapport que nous entretenons encore et toujours à l’imaginaire, et plus spécifiquement au rêve en ce début de 21ème siècle.
Quels rêves faisons-nous ?
Qu’ils soient diurnes ou nocturnes, Endormis ou éveillés ?
Avons-nous encore des rêves en commun ?
Comment l’époque que nous traversons se manifeste-t-elle, se symbolise-t-elle dans nos rêves ?
Comment ESKANDAR peut-elle être cette ville que nous avons tous secrètement en partage, à la frontière du réel et du rêve, cette métaphore d’un possible commun, d’un avenir non catastrophique à construire.

Que ce soit par l’écriture de textes, par un travail sur les écritures contemporaines, par des enquêtes sur les rêves et de projets d’écritures collectives, de rencontres et de confrontations avec la société civile, ou d’échanges internationaux (actuellement avec la compagnie chilienne Teatro Publico) le collectif Eskandar cherche à dresser une cartographie enthousiaste et inquiète, de cet espace dévasté et en reconstruction, réel et imaginaire dans lequel nous vivons : Eskandar.

Auteurs / Autrices du collectif

Laura Tirandaz
Julie Aminthe
Jean Marie Clairambault
Pauline Sales
Samuel Gallet
Métie Navajo

Musicien-ne-s du collectif

Gabriel Durif
Grégoire Ternois
Mélissa Acchiardi
Aëla Gourvennec
Mathieu Goulin

Comédien-n-e-s du collectif

Pierre Morice
Caroline Gonin
Jean-Christophe Laurier

Vidéaste / Documentariste

Gurvan Hue




Samuel Gallet

Né en 1981, Samuel Gallet écrit pour le théâtre et compose des poèmes dramatiques qu’il porte régulièrement à la scène en compagnie de musiciens. Six de ses pièces ont été diffusées sur France Culture et la plupart font l’objet de mises en scène en France et à l’étranger. Lauréat 2014 de la Villa Médicis Hors les murs (Institut Français) pour travailler sur le théâtre politique contemporain chilien, régulièrement associé à des théâtres et des Centres Dramatiques (CDN de Vire, Scènes du Jura) il anime depuis 2015 Le Collectif Eskandar et codirige le département Écrivain dramaturge  de l’ENSATT (Lyon). Ses textes ont été notamment créés par Jean-Pierre Baro, Laure Egoroff, Philippe Delaigue, David Gauchard, Marie-Pierre Bésanger, Julien Fisera, Jean-Philippe Albizatti, Jonathan Pontier…

Il a publié aux Éditions Espaces 34 :

  • Autopsie du Gibier, dans le recueil Le monde me tue en 2007.
  • Encore un jour sans en 2008. (Pièce finaliste du Grand prix de littérature dramatique 2009.)
  • Communiqué n°10 en 2011. (Pièce lauréate des Journées des Auteurs de Lyon, novembre 2010.) Traduite en espagnol, anglais, allemand et tchèque.
  • Oswald de nuit, triptyque comprenant Oswald, L’Ennemi et Rosa, en septembre 2012.
  • Issues en 2015.
  • La bataille d’Eskandar en 2017 (Prix Collidram 2018)
  • La ville ouverte en 2018.

En savoir plus :
www.samuelgallet.net

Pierre Morice

Comédien, né en 1982, après des études de lettres (hypokhâgne, khâgne) et une maîtrise de philosophie, il intègre le conservatoire du 8ème arrondissement de Paris puis l’école du Studio‐théâtre d’Asnières (Cie Jean‐Louis Martin‐Barbaz) et le CFA des comédiens au CNR de Boulogne. Il joue au Studio-théâtre d’Asnières sous la direction de Chantal Deruaz, Patrick Simon, Hervé Van der Meulen et Jean-Louis Martin-Barbaz. En tant que comédien il travaille aussi sous la direction de A. Barlind, F. Dragon, Y. Flügge, R. Leteurtre, C. Lemaître, A. Pralon, T. Tchénio. Il effectue également des stages au CDN d’Angers et à Théâtre Ouvert. Il fait à plusieurs reprises du doublage notamment sous la direction d’Hervé Icovic.

En 2006, il s’associe à Tania Tchénio pour créer la compagnie DPLSP dans laquelle il coordonne et joue dans de nombreux projets de création en lien avec des territoires. La compagnie DPLSP s’attache particulièrement à constituer des assemblées théâtrales et à faire naître le théâtre de la rencontre avec des habitants. Dans ce cadre, il dirige notamment en 2011/2012 le projet Grand Opéra en Pays Ruthénois en collaboration avec des auteurs comme Samuel Gallet, Marie Dilasser, Julie Aminthe et Jean-Marie Clairambault. Il intervient également à travers des ateliers auprès de différents publics (personnes âgées, patients psychotiques…) travaillant particulièrement autour de la poésie.

 

Caroline Gonin

Elle travaille ainsi avec Martine Viard, Jean-Louis Hourdin, Jean-Yves Picq, Darek Skibinski, Les Transformateurs, Le Lézard Dramatique, La Cie Haut et Court, Le Théâtre Craie, Le Collectif Nöjd, Les Trois-Huit Cie de Théâtre,…
Depuis sa sortie, elle a travaillé avec entre autre : Géraldine Bénichou : Les Larmes d’Ulysse crée aux Nuits de Fourvière ; Sylvie Mongin-Algan : Notre Cerisaie et Oedipe Stories ; le collectif Groupe Moi : Hamlet 4Go ; Claire Rengade : Ceux qui ne sont pas là levez-vous ; Yves Charreton : Les éoliennes de Anne-Frédérique Rochat, Au bois Lacté de Dylan Thomas ; La Cie Les Transformateurs : L’Oasis des Merveilles ; Festum ; La Cie du Veilleur – Matthieu Roy : Loulou dans le cadre de Voisins de passage à la Comédie de Valence …
Elle travaille avec La Cie les Transformateurs, Nicolas Ramond ; La Cie Cassandre, Sébastien Valignat ; La Cie Kobal’t : Imaginez Maintenant–Matériaux Impromptu pour 11 acteurs au Théâtre National de Chaillot – Gibiers du temps de Didier-Georges Gabily mise en scène : Mathieu Boisliveau – Le Misanthrope, Molière et La Mouette, Tcheckhov mises en scène par Thibault Perrenoud au Théâtre de la Bastille et en tournée…
Elle mène depuis 2010 des ateliers en milieu scolaire à la Comédie de Valence.

Jean-Christophe Laurier

Il a suivi les cours de comédie de l’École du Studio d’Asnières de l’École Internationale Jacques Lecoq et du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, Membre du collectif In vitro il crée La noce de Bertold Brecht, Nous sommes seuls maintenant, Catherine et Christian écriture collective sous la direction de Julie Deliquet.

Il joue également dans Hinkemann de Ernst Toller mise en scène par Bruno Boëglin, Peer Gynt à l’opéra de Dijon mise en scène par Emmanuelle Cordoliani, Dom Juan de Molière, La Cuisine d’Arnold Wesker, Le Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare, Britannicus de Jean Racine sous la direction de Jean-Louis Martin-Barbaz, Les Vagues de Virginia Woolf, Le Triomphe de l’amour de Marivaux, sous la direction d’ Hervé Van der Meulen, Marie Stuart de Friedrich von Schiller, Le Cercle de craie Caucasien de Bertold Brecht sous la direction de Fabian Chappuis.
Il travaille aussi en collaboration avec des auteurs contemporains dont Julie Aminthe, Marie Dilasser, Samuel Gallet, dans la production Grand Opéra dirigée par Jean-Philippe. Albizatti. Passionné de performance théâtrale il intègre la compagnie Tamm Coat avec laquelle il joue notamment Movimento Parallelo à la Villa Medicis sous la direction de Remy Yadan. Musicien et possédant un prix de clarinette, il interprète Don Giovanni et Les Noces de Figaro de Wolfgang Amadeus Mozart sous la direction musicale de Jean Roudon. Il participe aussi, en tant que comédien chanteur à plusieurs cabarets et spectacles musicaux dont L’histoire du soldat de Charles Ferdinand Ramuz, La grande Duchesse de Gerolstein de Jacques Offenbach. Il tournera également au cinéma dans Leila de Naidra Ayadi, Terre Battue de Stéphane Demoustier, à la télévision dans des réalisations de Gabriel Aghion, Frédéric Berthe, Olivier De Plas, Bertrand Van Effenterre, Stéphane Kappes, Thierry Petit.

Aëla Gourvennec

En parallèle de ses études littéraires, elle a suivi des études en violoncelle et en piano classique puis a élargi son aire de jeu et a multiplié les expériences dans des groupes d’esthétiques musicales variées dont entre autres : The Very Big Experimental Toubifri Orchestra, Kouij, Happy Church, Nico*. Elle a également travaillé et composé pour différentes compagnies de théâtre (Cie des Plaisirs Chiffonnés, Cie des Quidams, TNP de Villeurbanne, Cie du Sourire, Collectif des Esprits Solubles) et a collaboré avec de nombreux musiciens d’horizons multiples.

Elle a obtenu son Diplôme d’Etat de violoncelle classique puis un DE de musiques actuelles et enseigne le violoncelle sous ses différentes coutures. Elle s’intéresse à amener le violoncelle dans des contrées souvent peu explorées par l’instrument tant sur le plan acoustique que amplifié et mêle le travail d’improvisation, de composition, d’arrangement et d’interprétation. En ce moment, elle joue avec DJ FLY (electro hip hop), dans Le Migou (sextet de blues de chambre), MEMORIAL* (poème pop), Brocéliande Bluegrass Band, Ägg et La bataille d’Eskandar.

Grégoire Ternois

Grégoire Ternois est musicien de formation musicale classique à contemporaine. Élève de Stéphane Pélégri et Thierry Huteau, solistes de l’Orchestre National de Lyon, il poursuit sa formation artistique à l’Ecole Nationale de Musique de Villeurbanne. Il y suit les cours de Laurent Vieuble (percussions classiques). Il découvre la musique mandingue lors d’un séjour au Mali en 2007. Tombé sous le charme, il se forme par des séjours fréquents au Mali, auprès de Bourama Koyate et de ses frères tous griots traditionnels.

En plus du travail d’orchestre, et d’accompagnement de la danse afro contemporaine, il collabore régulièrement avec des acteurs, écrivains, conteurs.

Il a pris part à la composition et interprétation de la musique de plusieurs spectacles de danse contemporaine et de théatre : Erold, co-production du Centre Dramatique de Vire en 2011-2012 (guitare électrique, Drum set et kamelengoni). Poème Général, texte en deux langues mis en musique (violoncelle, batterie, vibraphone). Diar Diar de Winship Boyd, commande du Centre Culturel Charlie Chaplin de Vaux en Velin. La Minute de Serge Bissadissi, …

Mathieu Goulin

Mathieu Goulin, a joué, joue encore ou jouera dans les formations suivantes : Bonne Humeur Provisoire, l’atelier d’éveil musical du centre social Raymond Poulidor, Riquet Jug Band, les Ongles Noirs, Rocky7, Saturday Night Massacre, Brouhaha Club, Quartier Libre Orchestra… Tous ces projets oscillent entre la chanson, l’expérimental, l’impro libre, le jazz, mais peuvent être reliés sans doute aucun dans la grande famille du Rock’n’Roll.

Il travaille également pour la radio (radio libertaire, campus, sous forme de bandes sans fin (longues plages sonores nocturnes) regroupées sous le terme de TransMerdunor.
Création d’installations sonores avec le collectif TransMerdunor (Métalu à Chahuter à Lille, Uto

pies sonores à Nantes, L’homme aux deux Oreilles – festival de musiques électro-acoustique à Amiens).S’occupe avec son partenaire de Bonne Humeur Provisoire d’ANIMAL BISCUIT, micro-label Vinyl et cassette.Participe régulièrement au Festival de lectures théâtrales «

Regards Croisés » à Grenoble (Troisième bureau).Diplômé

de la classe de Jazz de Malo Vallois à Montreuil.

 

Mélissa Acchiardi

Musicienne percussionniste formée à l’École Nationale de Musique de Villeurbanne, Mélissa Acchiardi est aujourd’hui essentiellement tournée vers la création à travers des musiques très variées. Musique contemporaine, rock, musique électronique expérimentale, elle participe et développe depuis 2004 plusieurs projets avec lesquelles elle se produit régulièrement : The Very Big Experimental Toubifri Orchestra (compositions originales de Grégoire Gensse), Herr Geisha & The Boobs (rock ou pas, de Boris Cassone), N a k i s h i m a (electro/exp avec Ernest Bergez), le Grand Sbam (compositions originales de Jérôme Bertholon, Guilhem Meier, Antoine Arnera). Sa rencontre en 2008 avec l’écrivain Samuel Gallet l’amène à composer pour le théâtre (Oswald de nuit, les enfants atomiques, coproduction du Préau CDR Basse normandie), et marque le début de collaborations régulières avec le monde théâtral (Comité 8.1, Compagnie du vieux singe, etc). Son éclectisme lui a permis de se produire dans des contextes variés : CDR, les Scènes du jura, le théâtre « les Ateliers », L’odéon Antique de Fourvière ou encore « un Doua de Jazz », « Fort en jazz », le « FIMU », le « Transbordeur », « Spontanéous », les Dindes Folles, etc…

Adèle Grépinet

Après une formation lumière à l’ENSATT, la recherche lumineuse d’Adèle Grépinet ne se limite pas au théâtre.

Très sensible au monde de l’art contemporain, elle met en œuvre ses connaissances au service d’installations lumineuses, tant dans le collectif Ca Marche Pas Tout Seul avec Les exceptionnelles démonstrations de phénomènes innovants (fête des lumières de Lyon, 2006) qu’au sein de l’association Elektrophonie, avec qui elle créé le festival d’utopie sonore NUIT BLEUE aux Salines Royales d’Arc et Senans de 2003 à 2011, ainsi que le festival Back to the trees dans une forêt de Besançon en 2012. Avec le collectif Le Sillon, elle réalise l’installation Faites/Venir aux 7/7 de Dijon en janvier 2014.

Sur scène, dès 2007 elle se lie au GdRA pour les créations lumières de Singularités Ordinaires, Nour, Sujet, Lenga et d’autres formes plus ponctuelles.

Elle rencontre lors de la création de Nour, la chorégraphe Nedjma Benchaïb qu’elle rejoindra au sein de la Cie Cabas pour la création de Terrier ou les bienfaits de l’ignorance.

Toujours dans le domaine circassien, elle évolue aux côtés de la compagnie Baro d’Evel avec qui elle créé Ï, Mazùt, Obres, et Bestias prochainement Là et Falaise.

En 2014 elle entame une collaboration avec Yoann Bourgeois lors de la création de Celui qui tombe.

Avec la Cie Animae Corpus, elle éclaire les chorégraphies de Thibaud Le Maguer.

Au côté de Pierre Kuentz, elle met en lumière des opéras pour le festival d’Ambronay dès 2006 (Ercole Amante, Les Trocqueurs), puis s’intègre pleinement à la Compagnie des Infortunes, auprès de qui elle crée Allégorie Forever, Le tombeau des baigneuses, Idylles, et diverses formes menées lors de travaux d’écoles. Elle est d’ailleurs souvent alliée de Pierre Kuentz durant ses formations au conservatoire de Lyon.

Avec Michel Raskine, elle participe aux créations de Atteintes à sa vie de M. Crimp à l’ensatt, Périclès prince de Tyr de W. Shakespeare aux nuits de Fourvières, ainsi qu’à la reprise de Huis Clos de Sartre en tournée. Elle est aussi éclairagiste et assistante à la mise en scène à ses côtés sur deux productions avec les élèves de la Comédie de Saint Etienne en 2010 avec Don Juan revient de Guerre de O. Von Orvath, ainsi que Nature Morte de M. Tsipos en 2014. A partir de 2015 elle s’allie plus intimement à RASK!NE ET CIE pour les créations de Au cœur des ténèbres de J. Conrad et Maldoror, chant 6 du comte de Lautréamont.

Elle éclaire aussi, régulièrement les pièces écrites et mises en scène par Samuel Gallet et le collectif Eskandar comme Oswald de nuit, Erold ou La Bataille d’Eskandar.

Depuis la rentrée 2017, elle travaille au sein du Galactik Ensemble pour la création de Optraken.

Gurvan Hue

Gurvan Hue, originaire de Bretagne, est diplômé de La Fémis en section Image (promo 2009). Il travaille comme auteur-réalisateur et chef opérateur, sur des projets documentaires, de fictions, ainsi qu’au sein d’une compagnie de théâtre comme vidéaste et/ou co-metteur en scène. Il participe également à des ateliers de formation et des projets associatifs.