Résidents

Une série de portraits des résidents de la maison de famille Les Eaux Vives

Une série de portraits des résidents de la maison de famille Les Eaux Vives
à Saint-Rémy-lès-Chevreuse

Le projet Résidents est issu de trois années d’ateliers en partenariat entre le collectif Eskandar et la maison de famille Les eaux Vives. Lors d’une première série d’ateliers qui a réuni comédiens, auteurs et réalisateur, nous avons créé une pièce de théâtre, Fascination, et pour laquelle nous avions réalisé un prologue sous forme documentaire, qui laissait la parole aux personnes âgées sur leur vision du couple et de l’amour. C’est suite à ce projet que l’idée d’approfondir cette approche documentaire nous est apparu comme le meilleur moyen de poursuivre notre collaboration avec Les Eaux Vives, et de l’inscrire dans la continuité.

Nous voulions partir de la vie au présent de cette maison de retraite, de ce qu’y font les résidents, de ce qu’ils aiment, de leur joies ou leurs peines, leurs doutes et leurs espoirs. Les personnes qui viennent en résidence aux Eaux Vives s’apprêtent à y finir leurs jours, certains sont déjà en fin de vie et ce qui nous intéressait dans notre travail, c’était d’aller voir cette vie, sans doute non productive mais à tout le moins active. Qu’est-ce que vivre lorsqu’on approche sa fin de vie ?

Nous avons donc laissé la parole à des résidents, en essayant de saisir à chaque fois leur caractère, leur personnalité propre, et aussi leur espace.
Il nous a semblé également important, pour lier ces portraits, de donner la parole aux travailleurs qui exercent tous les jours dans cette maison de retraite, car ils font partie de la vie au quotidien des personnes âgées. Ces liens dessinent aussi, au-delà de chaque portrait, un autre « portrait », celui de la résidence elle-même, de ce qu’est une vie en maison de retraite.
Cette approche s’inscrit en partie dans la philosophie du cinéma direct, mais cherche aussi, à travers une image, un cadre, à exprimer notre ressenti, notre point de vue sur les personnes que nous rencontrons. Plus que le souvenir, il nous a semblé que c’est aussi le thème de l’imaginaire qui habite ces résidents. Et c’est comme un dialogue qui se construit dans ce documentaire, entre notre imaginaire et celui des résidents, en l’exerçant sur le terrain du réel.